lundi 6 mars 2017

Home Sweet Home, euh ... non, Home Rainy Home!

Vendredi matin. 9h, Venice Beach s'éveille! Sous un ciel sans nuage, les super nanas joggent le long des magasins, les super mecs pédalent comme des fous sur la piste cyclable, les vendeurs SDF installent leurs stands. Mais le spectacle le plus intéressant est celui des skaters évoluant dans l'aire prévue à cet effet, jolie pièce de génie civil en béton ciré ondulant. Peaux blanches, peaux rouges, peaux noires, le temple de la diversité.

Petites emplettes pour ramener à Cyrano, à Maman et à Papa et c'est l'heure de décoller pour l'aréoport, euh, non, l'aéroport. LAX n'est pas loin, une petite dizaine de km. Pas de mall sur le chemin. Tant pis, pas d'achats d'électronique. Evidemment, Yves est hyper-prudent, on sera au comptoir d'enregistrement 3h30 avant le décollage.

Vol sans histoires aux sièges 94 E, F et G (avant dernière rangée de l'A380). Yves 1 film (Fantastic Beasts and where to find them), Marie-Thérèse 2 films (idem + L'Artiste), Salomé 3 films (évidemment, elle avait déjà vu Ces Animaux Fantastiques et où les trouver!). Nourriture minable (thanks Lufthansa). Pas beaucoup dormi. Très peu de turbulences. Entre Francfort et Satolas, la traînée de la tempête de la veille nous turbulences beaucoup. Atterrissage à St-Exupéry, vent et pluie! Comme à l'aller.

Quel beau voyage, quand même! Merci, soldat Salomé. Vous fûtes une très charmante co-passagère!

                                                                                                               Copyright le général Yves

La pub pour Hermès n'est pas encore sèche

Venice Beach; au fond, Santa Monica et Malibu


Aérien, ce skater!

Le dernier breakfast

Le SDF met son stand en place

Concours de grimaces dans la voiture



... et pour finir, ... superbes animations vidéo au Terminal International 




Retour sur Los Angeles

Jeudi matin, après une agréable nuit au Coronado Motor Inn, nous nous efforçons de satisfaire la curiosité de deux des voyageurs:

  1. Yves voulait absolument voir Torrey Pines, parcours de golf au Nord de La Jolla, qui accueille annuellement l'un des grands tournois américains.
  2. Marie-Thérèse avait repéré dans la liste des excursions à faire depuis San Diego le village de Julian et ses mines d'or.
Torrey Pines, d'abord. Perché sur les hautes falaises qui bordent le Pacifique. Une ruche, lorsque nous y arrivons vers 10h. Ca s'entraîne dans tous les coins. Golf public mais greens et fairways tondus au millimètre. Somptueux. Voyez les photos. Même si vous n'êtes ni golfeur ni golfeuse.

Julian. A une petite centaine de km dans l'intérieur. 1500 m d'altitude. La route qui y mène, après avoir longé le spectaculaire temple mormon, traverse d'abord un campus universitaire, une zone hospitalière, des sièges sociaux d'entreprises. Puis l'agriculture prend le dessus. Orangeraies, vignobles, ranches, ... Le relief commence à s'élever. Les collines sont couvertes de rocs massifs (des "boulders"). Et nous arrivons à Julian, petite bourg qui a su, à la fermeture des mines d'or, conserver et mettre en valeur son aspect Far West. Découvrir la mine, après un repas so-so dans le pourtant pittoresque "diner" de la rue principale, ne sera pas une mince affaire. Les bâtiments de surface sont dans un état assez pitoyable. On pourrait craindre pour les galeries souterraines, eh bien non, elles sont nickel, et la visite s'avère très intéressante. Le guide, un mastodonte à la santé visiblement chancelante, s'avère plus érudit en matière minière et plus fin didacticien qu'il n'y paraissait au premier regard.

Nous finissions la visite à 16h; il est temps de remonter en voiture. Nous n'arriverons à Venice Beach qu'à 19h30, traffic oblige. Nous trouvons un hotel à la limite du miteux, chambre assez défraîchie, au tarif raisonnable (pour Venice Beach) de 125 $. Pas grave, c'est notre dernière nuit!














Torrey Pines North: le départ du 1


Good drive, pal!

North Course: le green du 18


Sérieux, l'entraînement au putting

 Un driving range colossal (sans doute plus de 400 m de longueur)


Quel joli swing!

Le temple mormon, un modèle de discrétion ...

L'entrée de la mine

Notre peu dynamique, peu maniéré, mais érudit guide

Une des galeries

Le concasseur

Ce ne fut pas l'Eldorado!


vendredi 3 mars 2017

San Diego, la confirmation

Mercredi 1er Mars, Antoine dans l'avion pour Guadalajara, nous repartons vers le Nord pour parfaire notre compréhension de San Diego.

Pourquoi ne pas commencer par un petit-déjeuner au restaurant où nous avions dîné la veille? Seconde remontée de la presque-île de Coronado, mais sous le soleil du matin, cette fois-ci. La vue sur la skyline, au travers d'un air d'une transparence inhabituelle, est vraiment superbe. Pendant que je mitraille, Salomé exécute quelques roues sur la plage, et obtient les applaudissements de deux retraités qui passaient par là. On jette un coup d'oeil sur le luxueux Coronado Resort Hotel et on se cherche quelque chose d'un peu plus raisonnable. Ce sera le très sympa Coronado Motor Inn.

On dépose nos affaires et on file en ville par le spectaculaire ... Coronado Bridge. Visite du Petco Park, le stade de baseball des San Diego Padres. East Village, le Gaslamp Quarter, vieux quartiers habilement rénovés, typiques des grandes villes américaines. Et on redescend vers le bord de baie. Le Convention Center est l'un des plus gros du pays. Nous naviguons entre les salles de conférence du TMS 2017, le ... 146ème congrès annuel de la Minerals, Metals & Materials Society. Un peu compliquées pour Salomé, les slides du conférencier indien.

Nous récupérons la voiture, allons admirer le panorama de la baie depuis les collines de Point Loma, au dessus de la base navale. Breathtaking, comme disent les américains! Ca vous prend la respiration! Puis les parcs de Mission Bay, juste au nord de Downtown. Des hectares et des hectares de plages, de cocotiers et, bien sûr, de parking lots. Dernière visite, celle de Old Town. Un attrape touristes en forme de village mexicain. On y savourera quand même notre seule et unique margarita de ces deux semaines californiennes.



Petit déjeuner au bord de la baie

Petco Park, stade des San Diego Padres (baseball)

Le très coloré hotel Z, dans le branché East Village


Immeubles restaurés du Gasland Quarter, autre quartier branché

Le très accueillant bar du Horton Grand hotel



L'immense Convention Center

Des ingénieurs indiens d'Inalum communiquent sur l'amélioration des anodes d'électrolyse


Echanges productifs entre scientifiques ou ententes illégales entre industriels?

Madame Zapolsky, congressiste et professeur à Rouen


La baie depuis le cimetière militaire de Point Loma


Coucher de soleil sur Mission Bay

mercredi 1 mars 2017

San Diego, la découverte

Nous arrivâmes donc lundi soir, 27 Février, à La Jolla (prononcer bien sur La Rhoya), station balnéaire à une quinzaine de km au nord de San Diego. Pas optimal de chercher un motel sympa sous une pluie battante, mais le Travelodge local se révèle tout-à-fait confortable. Dîner dans l'inévitable mexicain de l'autre côté de l'avenue.

Et le lendemain matin, le ciel ne démentit pas les prévisions: ciel bleu, légèrement nuageux, vent soutenu et température encore assez fraîche. Nous parcourons brièvement les rues de La Jolla (mignonnes villas, visiblement habitées par des retraités en provenance de tous les USA) avant de filer vers San Diego.

La principale attraction de San Diego, c'est son Zoo. Un des plus réputés au monde. Le fait est qu'une fois intégrés les points négatifs de l'établissement (le prix -- Marie-Thérèse en ressortira quasi-ruinée --, les infâmes fast foods, la ballade en bus à impériale découvert avec le commentaire con-con de la conductrice), ce Zoo est remarquablement conçu: le relief très mouvementé a permis d'offrir aux animaux des lieux de vie assez réalistes; l'utilisation de parois de protection en verre très épais permet d'être souvent très près des bêtes (nous avons passé un fameux moment devant l'enclos des gorilles, celui des orang-outangs et dans les immenses volières).

Après le Zoo, nous parcourons en cyclo-quadriplace le parc Balboa, immense jardin parsemé de bâtiments de style plateresque, colonial voire art déco, qui abritent des musées de diverses natures, que nous ne visiterons pas.

Et départ pour CBX, dispositif de contrôle frontière permettant l'accès piéton à l'aéroport de Tijuana, à 20 km au sud de San Diego, d'où Antoine doit prendre son avion pour Guadalajara, mercredi matin. Nous trouvons un motel bas de gamme à proximité, de manière à ne pas avoir à nous lever "trop tôt".

Puis nous remontons à San Diego, ou plutôt à Coronado, une presque-île qui fait face à San Diego, de l'autre côté de la baie. Nous ne résistons pas à l'envie de savourer un bon repas (mexicain, bien sûr, mais délicieux) dans un agréable restaurant face à la superbe skyline illuminée de San Diego.

A 21h, retour dans notre motel miteux. Réveil à 5h30; Yves et Antoine filent à 5h45; à 6h tapantes,  Antoine pénètre dans CBX. Et nous saurons ce soir qu'il est arrivé sans encombre à Guadalajara un peu avant midi.


La côte à La Jolla

Le plan du San Diego Zoo

La ballade en bus à impériale

Le panda géant

Gare au croco

L'orang-outang

Do not feed the animals

L'un des 18 Musées de Balboa Park

Une copie du Grand Palais?

La skyline depuis le Coronado

Notre luxueux motel

LA LA LERE (euh non, LAND)

Samedi 25 Février. Nous quittons Shell Beach sous un soleil mitigé. Notre future hôte Servas à Los Angeles, Lisa Pegnato, nous ayant menacés d'embouteillages monstres sur la route de la côte (toujours l'US 1), nous choisissons l'US 101.

Nous avons rendez-vous chez Lisa et Curt (Schulkey) à 16h, donc nous attaquons la visite de la ville par Downtown, et plus précisément par la Cathédrale et le Walt Disney Concert Hall (Frank Gehry, dans son plus pur style concavo-convexe bilbaoien). Bâtiments qui seront l'objet d'amusantes controverses, non seulement avec Lisa et Curt, mais aussi avec Scott et Terry Whittle, descendants d'amis des parents de Marie-Thérèse que nous rencontrerons le lendemain. Pour Lisa, Curt, Terry et Scott, ces 2 bâtiments remarquables de Los Angeles sont épouvantables! "We hate the architecture of those places"! Marie-Thérèse et moi, nous aimons beaucoup. Discussions un peu tendues. On vous laisse décider via les photos ci-dessous. Mais nous sommes tombés une nouvelle fois sur un mariage hispanique à la Cathédrale, et nous avons beaucoup apprécié l'atmosphère et l'acoustique du lieu.

16h tapantes, nous nous présentons chez Lisa et Curt. Charmants, comme la plupart des hôtes Servas chez qui nous faisons halte. Intéressants, également. Curt est ingénieur du son. Il a un bureau chez Warner Bros, mais travaille en indépendant la plupart du temps. Lisa est productrice de télévision. Indépendante également. Nous les quitterons le surlendemain, un peu moins ignares des métiers du cinéma et des arcanes d'Hollywood. D'autant que dimanche soir, c'est la cérémonie des Academy Awards. Marquée par l'incroyable boulette des responsables de Price Waterhouse Coopers, le cabinet d'audit de la Motion Picture Academy, qui se tromperont d'enveloppe et laisseront Warren Beatty annoncer la victoire de La La Land pour l'Oscar du Meilleur Film, avant de corriger et de lui faire proclamer celle de Moonlight!

Dimanche, nous visitons les studios Warner Bros. Ma troisième visite, notre deuxième visite, mais la première, bien sûr pour Antoine et Salomé. Un peu frisquet, sur les voiturettes 14 places. Il fait gris. Les studios ont encore vieilli. Malgré le relustrage harrypotterien des récentes années. Mais quel plaisir d'en faire le tour avec Morris, notre guide, dont la seule chose que nous comprendrons, pendant les 2h30 du tour, sera les 10 x 60 x 2,5 = 1500 fois qu'il prononcera le mot "guys".

Une chose est sure: si nous sommes en désaccord sur le plan esthétique architecturale, avec Lisa et Curt, nous sommes par contre totalement en phase sur le Trumpisme. Même chose avec Terry et Scott Whittle. Scott est le fils de Mme Whittle, une amie des parents de Marie-Thérèse (dont la cousine Meg, prof d'anglais chez Berlitz à Paris, avait il fut un temps enseigné à Jacques Faisandier, le papa). I hope you're following me, guys!

Scott nous invite à déjeuner à Westwood. Skylight Gardens. A deux pas de Sunset Boulevard mais aussi de Bel Air, que nous ne manquerons pas de parcourir brièvement pour montrer quelques jolies demeures patriciennes à Antoine et Salomé. Devant l'établissement, une berline Maserati et un coupé Mac Laren. Nous rangeons notre modeste Chrysler 300 derrière elles. Heureusement, les cheeseburgers -- au Wagyu, quand même -- sont abordables. Mais Scott tiendra à nous inviter. Conversation très agréable, les sujets se succèdent. Terry, qui est avocate, a monté une maison d'édition et a publié des bouquins sur les hauts faits des résistants polonais à l'envahisseur allemand pendant la seconde guerre mondiale.

15h, il est temps de nous mettre en route pour San Diego. Que nous atteindrons vers 18h, après 150 km sous une pluie battante!

Les fenêtres de l'appart de Romain en 2004-5, sur l'US 101


Au premier plan, Hollywood; au second plan, Downtown LA

La cathédrale

La lumière céleste illumine les mariés

Le Walt Disney Concert Hall, signature Frank Gehry bien sûr

Les jardins suspendus du Walt Disney Concert Hall





Tommy à 600 "guys" à l'heure



Acteurs français buvant leur café



Antoine sur son balai



Quelques habitants de Hollywood

Avec Curt et Lisa







Avec Terry et Scott